par Thibaut Buisson | Avr 18, 2019 | Sécurité, Démarche réglementaire, Risques professionnels, Santé
Votre établissement était déjà conforme en 2014 ou votre Agenda d’Accessibilité Programmé (Ad’ap) a été validé par le Préfet avec vos demandes de dérogations enfin actées ? Le volet « administratif » est donc réglé.
Face aux enjeux liés à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite dans les Établissements Recevant du Public (ERP), il est cependant nécessaire de finaliser cette démarche en rédigeant votre « registre accessibilité ».
Pourquoi « Un registre public d’accessibilité » ?
La loi du 11 février 2005 a constitué une avancée importante en matière d’accessibilité de tous à tout. Mais elle n’a pas été suffisamment suivie d’effets.
L’accessibilité est pourtant l’affaire de tous. En effet, 12 millions de Français seraient concernés : les personnes handicapées, mais également les personnes âgées, malades ou accidentées, les femmes en fin de grossesse et même les familles avec des poussettes, etc…
Ainsi, les ERP situés dans un cadre bâti doivent être tels que toute personne handicapée puisse y accéder, y circuler et y recevoir les informations qui y sont diffusées, dans les parties ouvertes au public.
Depuis le 22 octobre 2017, les gestionnaires d’établissements recevant du public (ERP) doivent mettre à la disposition du public un registre public d’accessibilité en complément du registre de sécurité incendie.
Outil de communication entre l’Établissement Recevant du Public et ses visiteurs, la mise en place de ce registre a deux objectifs majeurs :
- communiquer sur le degré d’accessibilité de son établissement
- communiquer et informer sur le niveau d’accessibilité des prestations proposées.
Quelle obligation a été introduit par le décret de mars 2017 ?
Ce registre contient surtout les pièces techniques qui ont conduit les autorités administratives à déclarer votre ERP « conforme » au regard de la réglementation accessibilité. Cependant, le décret de mars 2017 a également introduit l’obligation pour les ERP du 1er groupe de former périodiquement leurs salariés.
Que propose PROINSEC ?
PROINSEC vous propose d’effectuer le diagnostic de votre ERP. Nous accompagnons les exploitants dans leur dossier Ad’ap autant dans les ERP gérés par les collectivités territoriales (lycée, collège, école maternelle, musée, centre médico-social, immeuble administratif, Préfecture et sous-préfecture, gymnase, gare, etc.), que dans des ERP privés (hôtel, restaurant, magasin, crèche, boite de nuit, salle de réception, camping, etc.) ou classés comme monuments inscrits au patrimoine historique (château, abbaye, église, etc.).
Enfin, PROINSEC peut vous appuyer dans cette nouvelle démarche réglementaire. Pour cela, nous vous proposons deux formes. Tout d’abord, un accompagnement dans la rédaction du registre d’accessibilité, éventuellement sous format dématérialisé. Et également une formation au profit de vos salariés ou agents en contact avec le public, celle-ci pouvant être réalisée soit en présentiel, soit à distance en e-learning.
par Thibaut Buisson | Avr 13, 2019 | Santé, Prévention, Risques professionnels, Secourisme, Sécurité au travail
Selon le Ministère de la Santé, plus de 20 000 personnes perdent la vie et plus de 500 000 personnes sont hospitalisées, chaque année, à cause d’un accident domestique. Selon leur étude, 10 000 personnes pourraient être sauvées par des personnes formées aux premiers secours. Mais malheureusement, moins de 7 % des Français chaque année effectuent une formation aux premiers secours. Selon l’Assurance Maladie, plus d’un million de sinistres (accidents du travail, de trajet et maladies professionnelles) ont été enregistrés en 2016, dont près de 764 000 ayant entraîné un arrêt de travail ou une incapacité permanente.
Quelles sont les étapes pour porter secours ?
- Sécurisez les lieux de l’accident et les personnes impliquées : évitez le sur-accident et établissez un périmètre de sécurité autour de l’accident en attendant l’arrivée des secours.
- Appréciez l’état de la victime : Vérifiez la présence d’un saignement abondant et l’obstruction des voies aériennes. Rassurez la victime par votre présence, vérifiez qu’elle est consciente et qu’elle respire.
- Alertez les secours : De nombreuses informations doivent être fournies aux services d’urgence : qui ? quoi ? où ? comment ? quand ? Restez en ligne pour des éventuelles questions des secours et assurez-vous que l’information est bien comprise.
- Effectuez les gestes de premiers secours : dans le calme et sans se précipiter
Quels sont les numéros d’urgence à connaître ?
• Le 18 : les Sapeurs-Pompiers
• Le 15 : le SAMU
• Le 17 : la Police ou la Gendarmerie
• Le 112 : le numéro d’appel unique des urgences sur le territoire européen
Comment peut-on définir un malaise ?
Un malaise est une sensation d’inconfort de degré variable qui peut néanmoins aller jusqu’à l’évanouissement. Un malaise peut donc intervenir sans perte de connaissance. Par exemple, un mal de ventre est une sensation de mal être et donc un malaise. En cas de malaise, placer la victime dans la situation la plus confortable pour elle et questionner la (depuis quand ? a-t-elle un traitement ? a-t-elle été hospitalisée ces derniers jours ?). Ces informations seront transmises par téléphone aux secours externes.
Que faire en cas d’arrêt cardiaque ?
Si vous vous rendez compte que la victime est inconsciente et ne respire pas, il faut lui faire des compressions thoraciques (x30) et des insufflations (x2). En parallèle, demander l’aide aux secours d’urgence. Si vous disposez d’un défibrillateur automatisé externe visible et près de vous, utilisez le en respectant les consignes dictées par le défibrillateur.
Que propose PROINSEC ?
Qu’est-ce qui peut vous rendre fier ?
Sauver la vie d’une personne, non ?
PROINSEC vous propose d’acquérir les gestes essentiels du secours d’urgence. Des cas concrets vous seront proposés lors des formations SST (Sauveteur Secouriste du Travail) ou EFR (Emergency First Response). Vous connaîtrez tous les gestes qui vous permettront de porter secours en cas de malaise, arrêt cardiaque, perte de conscience, étouffement, saignement abondant ou brûlures.
Pensez que plus le nombre de personnes formées au secourisme est important dans votre entreprise, plus vous avez de chance de porter secours à l’ensemble de vos collaborateurs et d’éviter des situations plus critiques. De plus, un Sauveteur Secouriste du Travail est un acteur de prévention, il va agir dans la prévention de votre entreprise pour éviter les accidents.
A la fin de ces formations, une attestation vous sera remise ainsi qu’une carte qui vous reconnait comme SST ou EFR.
Etre formé au secourisme peut également vous servir à sauver la vie de vos proches et de toute personne dans le domaine publique !
par Thibaut Buisson | Fév 15, 2019 | Risques professionnels
La médiation : un outil de gestion des risques professionnels
La gestion des risques professionnels est devenue une pratique courante dans les entreprises ; elle constitue un levier d’optimisation de la performance. Cependant, le plus clair du temps, cette gestion des risques s’applique prioritairement à l’aspect métier, négligeant la dynamique humaine qui contribue grandement à la réussite d’une organisation. Discipline visant à favoriser la cohésion par une action centrée sur la qualité relationnelle, la médiation est un outil permettant de développer, au sein de l’entreprise, la confiance interpersonnelle indispensable pour maintenir sa compétitivité.
Qu’est-ce que la médiation ?
La médiation est un mode de résolution amiable des conflits. Elle peut être utilisée dans une perspective préventive ou curative ; elle vise à faciliter la communication interpersonnelle. Très utilisée dans les organisations américaines dans les années 1970-1980, la pratique se développe en France depuis une vingtaine d’années, les acteurs politiques, sociaux et économiques estimant qu’elle est une solution permettant de favoriser la cohésion qui fait parfois défaut dans nos organisations.
En effet, les conflits sont inhérents à la vie en groupe. Ils sont des phénomènes ordinaires qu’il convient de réguler afin d’éviter qu’ils freinent le bon fonctionnement de l’organisation. Une enquête menée en 2009 par le cabinet OPP auprès de 5000 salariés en Europe, aux Etats-Unis et au Brésil révélait que 85% des salariés se disaient être impliqués dans un conflit sur le lieu de travail. D’après la même enquête, en France, les salariés consacrent 1,8 heure par semaine à la gestion de conflits (très souvent causés par les difficultés relationnelles, le stress, la charge de travail…).
Pourquoi faire appel à un Médiateur ?
Généralement, la gestion des tensions interpersonnelles est négligée dans les organisations. Cela s’explique à la fois par l’ignorance des impacts négatifs des conflits et par un sentiment d’impuissance des managers qui, souvent, peuvent se retrouver démunis face à une difficulté relationnelle. Or, non gérés ou mal gérés, les conflits aboutissent très souvent à une situation dramatique pour l’entreprise : crise relationnelle, démobilisation des salariés, absentéisme, turn-over, baisse de la qualité, difficulté d’innovation… Par ailleurs, la judiciarisation du monde du travail exige une vigilance accrue des dirigeants pour se prémunir contre les possibles poursuites générées par un manque d’efficacité des politiques de gestion des risques psychosociaux et du harcèlement moral.
Plusieurs profils de médiateurs
La médiation est un métier à part entière qu’exercent des professionnels ayant suivi un cursus de formation dédié. En entreprise, le médiateur est porteur d’une véritable valeur ajoutée pour accompagner les organisations pouvant être confrontées à des problèmes relationnels parfois très complexes. Il peut être un intervenant ponctuel externe ; il peut également être un intervenant interne œuvrant dans la continuité. Par ailleurs, partant du principe que le manager peut être confronté à des conflits à gérer au sein de son équipe, les entreprises forment de plus en plus leurs cadres à la gestion des conflits par des actions de sensibilisation.
Yves FOUDA, consultant-médiateur en entreprise.
par Thibaut Buisson | Fév 9, 2019 | Sécurité, Obligations, Santé
L’employeur a pour obligation d’afficher de nombreuses informations dans des lieux facilement accessibles aux salariés. Cette obligation a été mise en place dans le but de faire connaitre les droits et les devoirs de chaque salarié.
Quelles sont les obligations d’affichage dans les entreprises ?
Dans toutes les entreprises, des informations sur l’inspection du travail, le service d’accueil téléphonique, la médecine du travail, les consignes de sécurité et d’incendie, la convention ou l’accord collectif de travail, l’égalité professionnelle, les horaires de travail, les repos, les congés payés, le harcèlement, les interdictions, le document unique, les panneaux syndicaux… sont autant d’informations qui doivent être affichées dans l’entreprise. Selon les effectifs de l’entreprise, des dispositions supplémentaires peuvent être demandées.
Quelles sont les informations obligatoires relatives à la santé et à la sécurité ?
En ce qui concerne, la réglementation à l’hygiène et à la sécurité du travail, le Code du Travail (articles R. 4227-1 à R. 4227-41 et R. 4227-55 à R. 4227-57) impose à tout employeur, de mettre en place des dispositions sur le lieu de travail, concernant la prévention et la protection contre les incendies. Ces dispositions concernent les dégagements, l’éclairage de sécurité, le chauffage des locaux, le stockage et la manipulation des matières inflammables, les moyens d’extinction, les systèmes d’alarme et les consignes de sécurité incendie. Elles sont obligatoires dès le premier salarié.
L’obligation d’affichage des consignes de sécurité et d’incendie répond à la norme NF EN ISO 7010. Un affichage des consignes de sécurité permettra aux salariés d’adopter le bon comportement en cas d’accident et de prévenir les services d’urgences.
Cet affichage permet aux salariés de connaître notamment la procédure d’alerte à mettre en œuvre, la localisation du matériel d’extinction, les noms des responsables d’évacuation, les dates de visites et d’essais du matériel, le processus d’évacuation et l’emplacement du point de rassemblement.
Ce panneau doit être visible par tous, exposé de manière permanente à tous les niveaux du bâtiment souvent près des portes de sortie ou cage d’escalier, et il doit être facile à mettre à jour. L’affichage des consignes de sécurité doit être complété par un plan d’évacuation.
Que risque l’employeur en cas de non-respect de l’obligation d’affichage ?
Le manquement à l’obligation d’affichage entraînera de lourdes sanctions, de 450 euros à 9000 euros d’amendes, pouvant aller jusqu’à la fermeture administrative et/ou à des peines de prison, en cas de contrôle de l’Inspection du Travail ou d’accident de travail.
Que propose PROINSEC ?
Pour vous permettre d’être en conformité avec la loi, PROINSEC vous accompagne dans la rédaction des consignes générales de sécurité, nous vous conseillons sur l’emplacement propice à l’affichage de ce panneau. Suite à cela, nous pouvons vous proposer des formations ludiques et personnalisées à votre environnement et à vos salariés.
par Thibaut Buisson | Déc 19, 2018 | Sécurité, Prévention
Beaucoup d’entreprises parlent de la mise en place d’une culture sécurité, d’une culture prévention ou encore d’une culture 0 accidents. Leur direction pourrait tout aussi bien parler de l’objectif 0 accidents. Alors en quoi est-ce différent ?
Ce qui m’amène à la question suivante : Qu’est-ce qu’une culture ?
Peu importe le domaine d’application, les définitions évoquent toutes la notion d’un ensemble de valeurs, de comportements, de rituels. Ce qui est indéniable c’est qu’une culture ça ne se fabrique pas. C’est le résultat des valeurs de l’entreprise et des expériences vécues.
On parle également beaucoup de culture d’entreprise. Il est évident qu’il n’est pas souhaitable d’obtenir une culture d’entreprise et à côté, une culture prévention. La réelle problématique est donc pour l’entreprise d’intégrer la sécurité à la culture d’entreprise déjà en place.
Alors dans ce cas ; qu’est-ce qu’une culture d’entreprise? J’ai trouvé une définition intéressante qui place cette notion comme une partie intégrante de l’entreprise, générant des valeurs, et fabriquant des sentiments et des ressentis.
Le lien avec la sécurité est à ce niveau. Réduire le risque passe par la mise en place de procédures et organisations adaptées, mais passe également par le respect de cette organisation. Ce respect est obligatoirement engendré par l’évaluation que l’individu se fait du risque. Si nous évaluons la situation comme acceptable, je me passe des procédures et protections en place, si nous plaçons l’évaluation comme inacceptable, il est plus motivant de les mettre en application ou d’utiliser le matériel à disposition.
Hors cette évaluation du risque est bien une notion de ressenti très personnel. C’est en ça que la culture d’entreprise interagît avec les comportements. Si la culture d’entreprise génèrent des ressentis qui favorisent une évaluation cohérente des situations à risque rencontrées, alors cette même culture favorise les habitudes de travail qui réduisent l’exposition au risque des salariés.
Il est donc nécessaire à mon sens, de travailler dans un premier temps sur les valeurs générées par l’entreprise et sur la cohérence, entre la culture « affichée » et la culture « réelle » de l’entreprise, avant de s’attacher à mettre en place une culture sécurité.
Article rédigé par Marine GUILLAUME, consultante en management de la prévention.